Jérusalem — Vieille Ville (UNESCO 1981, statut contesté)
Cœur historique et spirituel à l'intérieur des remparts ottomans (1538, Soliman le Magnifique), 4 quartiers (juif, chrétien, musulman, arménien) sur moins d'1 km². MUR DES LAMENTATIONS (Kotel) — vestige du mur de soutènement du Second Temple détruit en 70 ap. J.-C., lieu de prière juif le plus sacré, accessible 24/7 gratuitement (séparation hommes/femmes, tenue stricte). ÉGLISE DU SAINT-SÉPULCRE — bâtie sur le Golgotha, lieu de la crucifixion, mise au tombeau et résurrection du Christ selon la tradition chrétienne, partagée entre 6 confessions. ESPLANADE DES MOSQUÉES (Haram al-Sharif / mont du Temple) — Dôme du Rocher (691, le plus ancien monument islamique conservé) et mosquée al-Aqsa, 3ᵉ lieu saint de l'islam, accès non-musulmans limité à certaines heures. VIA DOLOROSA — 14 stations du chemin de croix.
La Vieille Ville de Jérusalem est l'un des rares sites UNESCO inscrits à la fois sur la Liste du patrimoine mondial (1981) ET sur la Liste du patrimoine en péril (depuis 1982), à cause de la fragilité de la situation politique et de la pression touristique. Le statut juridique de Jérusalem reste un des points les plus délicats de la diplomatie mondiale : Israël revendique Jérusalem comme capitale (loi fondamentale de 1980), mais la quasi-totalité des États étrangers (dont la France, l'Allemagne, l'Espagne, l'UE et longtemps les États-Unis) maintient son ambassade à Tel Aviv. Sur le terrain, la Vieille Ville est gérée selon le « statu quo » de 1852 hérité de l'Empire ottoman, et c'est une famille musulmane (les Joudeh) qui détient depuis 1187 la clé du Saint-Sépulcre — ouverte chaque matin par un membre d'une autre famille musulmane (les Nuseibeh), parce que les 6 confessions chrétiennes propriétaires ne se font pas confiance.
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